Pour une conscience profonde des choses, j'utilise mon cerveau droit, mes ressources féminines. Je développe mon intuition, ma créativité, ma sensibilité, mon ouverture, mon amour et empathie, ma vacuité, ma connaissance, mon inspiration, mon observation. Je transforme mon évitement, ma sensiblerie excessive, ma pareisse et mon laisser-aller. Pour une conscience de mon identité, j'utilise mon cerveau gauche, mes ressources masculines. Je développe ma concentration, mon analyse, ma maîtrise de soi, ma volonté, ma puissance juste, ma capacité d'action, mon esprit d'entreprise. Je transforme ma résistance aux changements, ma rigidité, mon insensibilité, mon orgeuil, mon obstination. Je m'accomplis, je trouve ma raison d'être. C'est la quête de mon bonheur. Mon corps est mon allié. Du côté droit, il me fait femme. Du côté gauche, il me fait homme. Mon âme respire grâce à ces deux intentions : la réception et l'action. Je protège mon ventre qui est le siège de mes émotions, lié au deuxième chakra. C'est ici que je me respecte et que je trouve l'équilibre entre moi et les autres. C'est ici que j'ose ressentir et dire non. Je protège mes yeux qui sont le siège de ma peur et de ma colère, lié au 6ème chakra. C'est ici que je désactive les pensées négatives qui m'animent. C'est ici que je trouve ma clairvoyance, cette lucidité qui m'ouvre aux changements. Je protège mon plexus solaire qui est le siège de ma puissance, lié au troisième chakra. C'est ici que je trouve ma juste place. C'est ici que je me considère et que je considère le monde qui m'entoure. C'est ici que je refuse la manipulation et la domination. Je suis fière de moi car j'accepte ma seule responsabilité, celle d'être en contact avec moi-même pour embrasser la cohérence du tout.
17 juillet 2009
16 juillet 2009
Coquillage
La naissance de Vénus, Sandro Botticelli, peint vers 1485. ************************************************************
Tu es. Tu existes. Tu en as marre. C'est ainsi. Pourquoi vouloir croire que tu n'as pas ta place ? Parce que tu ne veux pas vivre. Mais tu vis. Tu es belle. Tu es jeune. Et surtout, tu respires. Tu t'appelles Vi-Zigote. Dis-toi bonjour. Bonjour. Dis-toi que tu as des désirs. J'ai des désirs. Dis-toi que tu as le droit de les connaître. J'ai le droit de les connaître. Demande-toi s'ils sont justes. Est-ce qu'ils sont justes ? Certains oui, d'autres pas. Pose-toi la question. Laquelle ? Quels sont tes désirs justes ? Quels sont mes désirs justes ? Tes désirs justes sont : vouloir t'affirmer, vouloir être respectée, vouloir travailler dans un organisme oeuvrant pour la défense de la paix, gagner de l'argent, vouloir fonder une famille, vouloir que l'homme que tu aimes t'aime, te protège et te défende. Quels sont les désirs qui ne sont pas justes ? Vouloir fuir, casser, fumer, mourir, être seule, échouer, tuer la terre entière, rejeter et être rejetée. Tu devrais arrêter! Pour que les désirs justes émergent et respirent. Tu es capable de les réaliser. Va dormir et réveille-toi avec eux. Et, passe à autre chose. Ne critique plus.
5 mai 2009
Si j'étais une fleur
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Cette "blanche étoile des glaciers" qui paraît si fragile résiste pourtant avec vaillance aux conditions climatiques les plus rigoureuses. Son système naturel d'auto-défense et sa grande souplesse d'adaptation lui permettent de tenir tête au grand froid, comme au fort rayonnement solaire.
1 mai 2009
Mon prénom commence par un V.
Ma première grand amie me dit ceci : " j'ai tant de souvenirs, en classe comme chez toi ou chez moi, lors de nos fameuses soirées pyjamas ou de nos après-midi de jeux, de nos séances de gym, de télé (tu te rappelles comme on aimait le dessin animé qui racontait la vie d'une fille qui faisait de la gym? et il y avait aussi la grande periode jeanne et serge, on devait avoir 8 ans!!) j'ai des tonnes d'autres détails en tête! " Comment lui dire ? Nabelle, je ne me souviens de rien. Juste de ces yeux et de ces mains.
Brindille
Qui foulera le chemin de ma maison ?
Qui m'aimera aux rythmes des saisons?"
(Wallen, L'olivier, album Avoir la vie devant soi)
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Une personne dépressive perd confiance en elle, se dévalorise et culpabilise. Souvent les reproches exprimés ou non de l’entourage aggravent cette maladie. Le dépressif a a une vision négative de lui-même, du monde et de l'avenir, ce qui le pousse à se couper véritablement de leur entourage. Ils pensent que leur dépression doit rester secrète, ils éprouvent de la honte et leurs proches ressentent souvent une profonde souffrance à l'idée de ne pas pouvoir les rendre heureux. La dépression, ça me connaît. J'ai souffert de cette maladie et longtemps pensé que j'en étais responsable. J'ai consulté. Avec une longue analyse, jai mis du sens, j'ai acquis de l'autonomie, j'ai goûté au calme. Cela m'a coûté 32O euros par mois pendant 6 ans. J'aurais pu aller voir un psychologue remboursé par la sécurité sociale mais l'idée qu'il n'ait pas fait d'analyse lui-même me semblait absurde ; signe aussi d'une volonté de ne pas me considérer comme malade et de ne pas me poser en victime en faisant payer la société. J'ai d'abord fait payer les parents, les premiers mois de la première année. Puis, je suis partie du nid. A 19 ans. Et, j'ai payé seule. Ayant le statut d'étudiante, j'y suis arrivée en faisant des petits jobs, vivant dans un appartement que les parents louaient. Au bout de la 6ème année, la psy et moi avons arrêté le travail d'un commun accord. Moi, je me pensais guérie. Elle un peu moins, mais elle m'a fait confiance. J'ai quitté l'appart et je suis venue vivre ma vie à Paris. J'ai rencontré l'homme. J'ai habité pendant un moment chez lui. J'ai trouvé un CDI. J'ai quitté l'homme. J'ai signé mon premier contrat de location, j'ai emménagé dans un 13 m2, j'ai payé mon loyer. Je me suis fait licenciée. Je voulais partir. Aujourd'hui, je suis libre. J'ai résilié mon bail. Je vis de nouveau avec l'homme. Sa maison est ma maison. 1 an que je suis adulte. 2 ans que j'ai fini l'analyse. Souvent, je ressens du chagrin et de la colère. Mais, je me suis sauvée.
SOS. Animal en détresse.
J'ai bientôt la trentaine et je découvre tout juste l'univers de la mode, des tendances, du luxe. Par internet. A travers tous ces blogs de filles. C'est qu'il y a plus d'un an, j'ai été embauchée dans une "grande" agence d'architecture parisienne. Et qu'il y a 4 mois, j'en suis partie. Depuis, j'erre. Dans la vie et sur le net. Et, je découvre l'univers des filles. Je comprends mieux pourquoi lors de ce WE à Madrid, l'italien a cru me faire plaisir en me montrant le MANGO. Pourquoi aussi les hôtesses d'accueil ont passé leur premier après-midi "lisbonnien" à écumer tous les shops. Je me suis regardée dans une glace. OK. Je ne ressemble à rien. OK. Je ne suis pas à la mode. OK. Je dois agir. Me voilà à regarder le Burkiblog, le blog hype sur les tendances. A appeler mon pantalon serré un slim, mes bottes frangés des Minnetonka. A mettre mon foulard en bavoir. Et je me dis dans un flot de respirations saccadées : je dois changer / pour plaire / pour qu'on me remarque / pour me mettre en valeur / pour me plaire / je dois ressembler à quelqu'un / pour me sentir moins seule / appartenir à une tribu / pour avoir moi aussi une armure moderne et glamour / j'ai peur d'affronter l'extérieur " Beaucoup payent cher leur armure. Chque jour, il leur faut acheter de nouvelles choses. Le syndrome du " je n'ai plus rien de neuf dans mon placard" . Et puis, c'est à celle qui portera la tendance en premier. Les autres suivent. De blog en blog, une série de clonnes qui se prennent en photo. Toutes sont jolies mais toutes se ressemblent. C'est fascinant d'observer dans une lorgnette une communauté. Des liens amicaux se tissent. Il y a de vrais talents, des profils qui se démarquent. Mais pourquoi diantre, depuis que je les lis, je suis encore plus perturbée dans l'estime de mon être ? Je me sens déconfite devant cette futilité qui habite le coeur des filles et angoissée par l'absence d'unicité. Certaines disent qu'elles agissent au nom du Beau. Elles sont journalistes mode ; chaque jour, elles écrivent des billets. Chaque jour, inlassablement ! Ce qui me pousse moi à acheter une belle valise pour partir en WE, le dernier sac à la mode, des chaussures encore et encore etc., ce sont mes névroses, cette jalousie, cette envie, cette frustration qui naissent d'une estime de soi bousillée. Moi aussi, j'aime le Beau, je veux du luxe. Tout comme elles, j'ai rêvé au prince charmant et à la chaussure de verre. Les bottes en photo, un pure exemple. Le patchwork et le talon me font tourner la tête. C'est un modèle de Christian Louboutin, leur prix : 1235€, elles sont en Pony Kebir. En QUOI ??? Je cherche sur internet. Mince, je ne trouve pas. Pony = Poney, Kebir = Kebab. Je m'inquiète tout d'un coup. Poney Kebab ? Viande de Poney ? Peau de Poulain ? J'ai la tête qui arrête de tourner, l'envie furieuse de ne plus aimer ces bottes, la mode et tous ceux qui s'habillent de peau de poney, de fourrure, et tous ceux aussi qui s'habillent de la peau des autres ! J'ai envie de me nourrir autrement, de ne porter que ma peau. Je ne veux pas ressembler à ces modeuses, ces journalistes, et à toutes ces personnes qui font la Mode. De toute façon, je ne peux pas car je ne ressemble à rien, je ressemble à moi.
Sors de ma tête.
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Depuis longtemps, le mot "nul" résonne dans ma tête. C'est que le père l'utilisait constamment pour me définir. J'ai regardé la définition dans le dictionnaire : - sans valeur (bon à rien, incompétent, ignorant, incapable, mauvais, inapte, inexistant, insignifiant, annulé, caduc, non avenu, infirmé, abrogé, aboli, effacé, périmé, invalidé, oblitéré, résilié, révoqué, rompu, vain) - aucun (personne, rien, zéro). Coïncidence marrante : l'homme que j'aime lance parfois : "t'es nulle", "t'es vraiment nulle". Aujourd'hui, il me l'a dit. Parce que je baisse souvent les bras en ce moment devant les difficultés. J'ai eu envie de le tuer. Dans un cri de rage, je lui explique. C'est vital maintenant. Que l'on me donne de la valeur. Pour me donner la force de sortir. C'est très important. Je n'arrive pas à valider les jolis regards et bonnes paroles quand ils proviennent d'un être qui es capable de me mépriser. Peut-être qu'il me méprise parce que je le méprise. Jamais je lui dis qu'il est nul. Mais, je lui dis qu'il est sale. Chose que je n'ai jamais pu dire au père. Papa, tu es un gros dégoûtant, tu pues du cul, tu es un enfoiré, un enculé. Tu m'as enculée. Et répétait que c'est parce que j'étais nulle. Pauvre merde !
30 avril 2009
Jour de brume
Si tu te retrouves ainsi, devant ton ordinateur, protégée des rayons de soleil par le grand rideau blanc, les portes fermées, c'est que tu es bâillonnée. Ton souffle ne monte pas vers le ciel. Les mots s'agglutinent au fond de ta gorge. Si tu parles, tu hurles. Si tu parles, tu pleures. Aujourd'hui, je t'ai observée ; tu tentes de retrouver un passé qui ne se voit plus. L'instructrice a dit que les périodes de solitude ne durent pas à condition d'être dans le juste. Je suis née dans l'injuste. Les portes se referment. Mon monde n'aime pas la vérité. J'essaye en vain d'en gagner un autre. Mais, je me trompe. Je n'échappe pas à ma réalité. Sans mon histoire, je ne me sens rien. A la garder secrète, je retombe dans l'oubli. Celui qui me fait douter d'exister. ,Tu ne peux pas te lier à des personnes qui ne veulent pas entendre ton histoire. C'est leur droit de manifester leur refus d'écouter ce qui te fait. Et, c'est naturel que tu te sentes poussée loin d'eux. Tu es façonnée par ton histoire, elle vit en toi. Elle fait ton unicité. Assumer ton histoire, c'est exister.J'ai une boule dans la gorge. De tous ces : "oh non, ne me dis rien, je ne veux pas entendre parler de ça. Elle sortira. Ne t'inquiète pas. C'est que jamais j'en parle ! Parfois, ça sort. Juste une phrase. La réaction en face est souvent si brutale que je reste transie d'effroi. Je sais que je m'expose au risque. Je ne suis pas très rock and roll, le risque, j'évite. Je ne suis pas très funky, la légèreté, ça m'est difficile. Jazzy ?Je passe la main, la torture des accords, j'ai fait le tour. Classique ? Ouais pour me purifier mais loin de ma folie. Alors comment me dire ? Qu'aimes-tu ?. Pffff... ben... J'sais pas très bien. Le coeur, la compassion, la simplicité, la profondeur. Demain, tu commenceras à dire. Entendu. Bien. Merci.
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